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Déremboursement des médicaments
limitation des Affectations de Longue Durée des propositions hâtives et injustes

<posté le 27 juin 2008 - 9h30>

 

Dans sa hâte de répondre aux demandes du ministre Éric Woerth  demandant de faire des propositions pour réduire le déficit de l’assurance maladie, le directeur général de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM), Frédéric Van Roekeghem, vient d’avancer la possibilité du déremboursement de certains médicaments et de la limitation de la prise en charge des ALD.

Il n’est pas indifférent de noter que, dans cette hâte, il n’a pas attendu la remise du rapport parlementaire sur les ALD. Quels sont les faits ?

Le gouvernement s’alarme de l’augmentation du coût des ALD (6% par an) il est en très grande partie lié à l’allongement de la vie. Pour mémoire, au dessus de 65 ans, un tiers des personnes est atteint d’une ALD, et au dessus de 75 ans la moitié.

Le coût de ces maladies est important, d’autant que, comme leur nom l’indique, elles sont souvent chroniques ; leur pénibilité est aussi très lourde, et il ne faut pas sanctionner en premier lieu les malades en voulant en réduire le coût.

le Directeur de l'Uncam propose :

- le déremboursement, de 100 à 35%, des médicaments « vignette bleue » entrant dans le soin de ces affections,

- la limitation des ALD aux affections vraiment longues et vraiment coûteuses.

Une fois encore (comme dans le cas des franchises), la sanction vise en premier lieu les malades, au lieu de :

- Faire appel à la responsabilité des médecins

Aucun médicament n’est pris en charge à 100% s’il n’est pas prescrit au sein du cadre « ALD » des ordonnances bi-zones.

C’est au médecin est au médecin seul de décider si tel ou tel médicament est considéré comme vraiment utile au traitement de l’affection et mérite d’être pris en charge à 100%.

De même, aucune maladie n’est classée longue et coûteuse sans certification du médecin. C’est à son sens de la responsabilité que la CNAM et le gouvernement doivent en appeler.

-Faire pression sur l'industrie pharmaceutique pour faire baisser le coût de ces médicaments Les frais de recherche de ces médicaments sont depuis longtemps amortis, et l'on évitera ainsi de surcharger les mutuelles, ce qui entraine obligatoirement une obligation de leur prix .

Une fois encore, nous assistons à une politique de la double peine à l’égard des malades et non pas, contrairement aux effets d’annonce, à la gestion médicalisée des dépenses de santé.

J'ai lu le témoignage de Joseph qui m'a touché et qui justifie pour moi la nécessité d'une solidarité maintenue à un haut niveau, dans l'assurance maladie :
...Etant épileptique , et prenant des médicaments depuis 1965 , je rejette cette façon de procéder et préfère prendre certains comprimés qui ne sont en rien des potions magiques , mais limitent les effets négatifs de cette maladie . Alors que l'épilepsie temporale (la forme la plus résistante aux comprimés ) devrait m'amener à n'y voir que les aspects négatifs je m'insurge contre ceux qui veulent voir chez les médecins des "dieux capables de soigner tout avec une baguette magique" !!! Les neurologues ont compris que la guérison ne devait pas être le seul but pour tous les patients mais aider les patients à mieux vivre avec cette Merde de Maladie !!! Je ne demande pas à certains bien portant de me comprendre , il est plus logique que leur machines enraye vers les 60/65 ans , profitez de votre vie en bonne santé mais arrêtez de nous donner des leçons sur "Comment vivre quand on est malade " et si vous refusez la solidarité , je n'ai pas à vous convaincre , vous êtes libre pour le moment ,mais ne croyez pas que votre belle machine ne vous rappellera pas que vous êtes des malades en puissance !!!!

JPH